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Endettement Général
- Procédure de surendettement :
Dossier d'informations pratiques sur le surendettement : Comment
bénéficier d'un règlement à l'amiable,
les démarches à suivre pour saisir la commission de
surendettement...
Si vous avez plusieurs dettes et si des événements
imprévus (chômage, divorce, maladie, accident, décès
dans votre famille...) vous empêchent de rembourser ce que
vous devez, vous pouvez demander à bénéficier
d'un règlement amiable ou d'un redressement judiciaire.
Les procédures de traitement de surendettement ne peuvent
pas être utilisées si vos dettes sont liées
à votre profession. Elles ne sont applicables qu'aux dettes
des particuliers. Les agriculteurs, commerçants, artisans,
chefs d'entreprise doivent utiliser des procédures spécifiques.
Quatre conditions :
1. Être une personne physique,
2. Être Français domicilié en France ou à
l’étranger ou étranger
résident en France,
3. Être de bonne foi (*),
4. Être dans l’impossibilité manifeste de faire
face à l’ensemble de
ces dettes non professionnelles contractées
auprès de
créanciers établis en France.
Le reglement amiable :
Il s'agit d'un accord avec vos créanciers pour aménager
vos remboursements ou alléger vos dettes.
Une commission de surendettement est chargée dans chaque
département de vous aider à trouver cet accord.
Elle est présidée par le préfet. Son secrétariat
est assuré par le représentant local de la Banque
de France.
Comment saisir la commission desurendettement
:
Vous devez adresser ou déposer votre demande au secrétariat
de la commission de votre département en indiquant :
- vos nom, prénoms, adresse et téléphone,
- votre situation familiale,
- vos conditions de logement,
- le montant détaillé de vos ressources, de
vos biens,
de vos dettes et de vos dépenses courantes,
- les noms et adresses de vos créanciers,
- les noms et adresses de vos cautions éventuelles.
(Ces renseignements resteront confidentiels.)
Pour vous aider à constituer ce dossier, un formulaire peut
vous être remis par le secrétariat de la commission.
Comment se déroule
la procédure :
La commission dispose d'un délai de deux mois à compter
de la date à laquelle elle vous informe qu'elle est saisie.
Elle peut vous entendre sur votre situation. Vous pouvez prendre
contact avec son secrétariat à tout moment. Vous devez
l'avertir de tout événement ayant des conséquences
financières pour vous, tel qu'un licenciement, une saisie
(la commission peut demander au juge de la suspendre), les voies
de l'exécution...
Si un accord est conclu avec vos créanciers, un plan de règlement
amiable est établi.
La commission se charge de le rédiger. Vous-même et
vos créanciers devez le signer.
Son contenu, fixé d'un commun accord, peut prévoir
:
- l'aménagement de vos remboursements (étalement
dans le temps,
report d'échéances...),
- l'allégement de vos dettes (diminution du taux
d'intérêt, réduction du
capital...),
- en contrepartie, certaines obligations vous incombent,
par exemple
de ne plus emprunter pendant un certain délai ou
de vendre un bien.
Si aucun accord avec les créanciers ne peut
intervenir, vous pouvez demander à la commission de recommander
certaines mesures.
Après recommandation des mesures par la commission, vous-même
ou un créancier pouvez élever une contestation. En
ce cas, la commission transmet le dossier au juge de l'exécution.
Pour vous aider à présenter votre demande, un formulaire
est mis à votre disposition au greffe du juge de l'exécution.
Quels sont les pouvoirs du juge :
Le juge peut ordonner un certain nombre de mesures après
vous avoir entendu ainsi que vos créanciers.
Il peut :
- suspendre pour quatre mois au plus les saisies dirigées
contre vous
- aménager le remboursement de vos dettes (report
d'échéances,
étalement dans le temps jusqu'à huit ans),
- alléger le montant de vos dettes en diminuant
les taux d'intérêt ou,
en cas de vente de votre logement principal, en réduisant
le montant
des sommes restant dues aux établissements de crédit
qui vous
ont consenti des prêts immobiliers, si le prix de
vente ne permet pas
de régler la totalité de votre dette.
Il peut, aussi, en contrepartie :
- vous obliger à offrir des garanties à vos
créanciers
(hypothèques,cautions),
- vous interdire d'emprunter tant que vous n'aurez pas
remboursé
vos dettes,
- vous obliger à vendre un bien.
Textes de lois utiles :
Loi n° 89-1010 du 31 décembre 1989 dite Loi Neiertz entrée
en vigueur le 1er mars 1990
Loi n° 95-125 du 8 février 1995
Loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 |